(18/09/2026) Sous un ciel de fin d’été, la petite rade de la Côte Bleue a retrouvé le frisson des grandes rencontres.
Sous un ciel de fin d’été, la petite rade de la Côte Bleue a retrouvé le frisson des grandes rencontres.
À l’invitation du maire, René-Francis Carpentier, le Corps consulaire de Marseille, qui réunit plus de soixante-quinze nations, a fait escale à Carry-le-Rouet.
Consuls généraux et honoraires, élus et acteurs du territoire ont embarqué sur l’Albatros pour une petite croisière et prolongé la soirée à l’Hôtel Bleu, entre cérémonie feutrée et conviviale.
La mer, pour quelques heures, a offert sa scène à l’écrin de la ville.
Cette soirée, on la doit à un homme.
Designer de la rue Paradis et maître d’une hospitalité qui rassemble, Georges Garabedian dit Georges Garat n’en est pas seulement l’instigateur, il est le catalyseur des âmes.
C’est chez lui, au terme d’une nuit marseillaise, que sont nées
les premières étincelles de cette initiative.
À la croisée de l’art, de l’économie et de la diplomatie, il a su poser une table où se mêlent paroles et projets.
C’est par ce pont discret, jeté entre des mondes qui parfois s’ignorent, qu’il a déclenché les échanges ayant conduit à la création de l’événement, une soirée brillamment orchestrée par Alkis Voskarides, secrétaire général du Corps consulaire.
La Consule générale de Roumanie, Aurelia GROSU, a pris la parole au nom de ses pairs.
Ce fut un moment de grande émotion lors des adieux au Consul général du Japon, Hiroshi Kitagawa, dont l’engagement pour le rapprochement humain et culturel entre le Japon et la Provence a été chaleureusement salué.
Aurelia GROSU a également souhaité la bienvenue à deux nouvelles représentantes, Valentina Muiesan, Consule générale d’Italie, et Lina de Castro Mota, Consule générale du Portugal.
Leur arrivée renforce le tissu institutionnel d’un territoire plus que jamais ouvert sur le monde.
La présence du général Pierre Baillargeat, commandant de la gendarmerie des Bouches-du-Rhône, elle, a rappelé que la diplomatie se nourrit aussi de collaborations concrètes.
On y a célébré, avec une pointe de fierté partagée, la mission cette année d’un gendarme roumain au sein de la commune. Un professionnalisme apprécié, illustration vivante de ces coopérations européennes qui, au-delà des discours, s’incarnent sur le terrain.
À Carry-le-Rouet, la mer redevient scène et lien. Entre le protocole et les plaisanteries, cette rentrée consulaire a mis en lumière une diplomatie humaine, faite de rencontres qui durent. Derrière les discours, ce sont des artisans humbles et discrets, comme Georges, qui tissent le réseau et font naître les connexions. Le littoral reprend souffle, patient et lumineux, porté par la volonté de bâtir, ensemble, un avenir commun. Crédits Texte et Photos: Isabelle Verna Puget Journaliste












